Lettre ouverte au Directeur Général
Monsieur le Directeur Général,
La question du pouvoir de vivre des personnels de France Travail se pose de façon de plus en plus aigüe depuis un certain nombre de mois. Les prix des carburants continuent d’augmenter ce qui impacte l’ensemble de la population dont les agentes et agents de France Travail, ainsi que nos usagères et usagers. Plus généralement, l’inflation « globale » se porte à 2,2% selon les derniers chiffres de l’INSEE. C’est bien sûr la hausse des prix des carburants qui nourrit cette inflation.
Pour les privé.es d’emploi, chaque trajet vers une agence représente un coût supplémentaire, parfois dissuasif, alors qu’ils sont déjà confrontés à une précarité accrue et des difficultés financières au quotidien.
Pour les agentes et les agents, cette hausse impacte directement leur budget et leurs conditions de travail, notamment pour celles et ceux contraint.es de se déplacer fréquemment dans le cadre professionnel (trajets domicile travail, trajets de relation entreprise ou déplacements en formation…).
Dans ce contexte, il ne s’agit pas simplement de constater, mais d’agir.
Continuer à fonctionner comme avant n’est plus tenable !
Face à cette urgence, la FSU Emploi exige une augmentation générale des salaires et des traitements afin que les collègues puissent faire face aux augmentations du coût de la vie.
Parallèlement, nous demandons à la Direction Générale de donner des directives aux établissements sur la mise en place de mesures immédiates pour atténuer ces difficultés, telles que :
- La généralisation du télétravail exceptionnel pour les agentes et les agents qui le souhaitent,
- La réduction des déplacements professionnels non indispensables,
- L’augmentation des indemnités kilométriques lors des remboursements de frais de déplacements,
- L’assouplissement des conditions de réception de nos usager.es, via l’allègement des convocations physiques au profit d’entretiens à distance,
- Le renforcement des aides à la mobilité pour les privé.es d’emploi,
- L’abandon des sanctions pour les privé.es d’emploi absent.es à rendez-vous ou refusant la reprise d’emploi lorsque celle-ci les mettrait encore plus en difficulté avec le coût des transports…
Vous ne pouvez plus faire semblant de compatir aux difficultés des personnels de l’établissement, en particulier les bas salaires, les familles monoparentales, premiers impactés par la crise actuelle sans prendre des décisions concrètes.
Pas plus que France Travail ne peut être à l’origine de l’aggravation du pouvoir de vivre des usager.es pour lesquel.les des actions simples sont à votre main.
La FSU Emploi attend votre plan d’actions et vos actes !
Le 19 mai 2026