Nous ne laisserons pas mourir les plannings familiaux, les CIDFF, et les associations féministes !


La FSU Emploi dénonce les politiques comptables et néolibérales du gouvernement.

Grande cause nationale du quinquennat Macron en 2017, l’égalité entre les femmes et les hommes, avec des premières mesures qui devaient porter sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le constat est dramatique :

  • En 2025 : 170 féminicides, toutes les 3 minutes 1 enfant est victime d’inceste, les violences conjugales envers les femmes et le cyber harcèlement explosent.
  • Les Agences Régionales de Santé coupent les subventions de TOUT le tissu associatif œuvrant pour la santé et le droit des femmes :
    • Plusieurs conseils départementaux et régionaux, notamment dans la Drôme, dans le Loiret et la région Pays de la Loire ont réduit ou supprimé leurs financements, invoquant des politiques d’austérité budgétaire.
    • Ces décisions se traduisent par la fermeture d’antennes locales, la suppression de postes et une réduction des permanences d’accueil, le Planning Familial (ex en Gironde suppression de 160 000€ de subvention pour 2027), le CIDFF, associations militantes de terrain.
    • Pourquoi ? Parce que l’on ne peut mesurer le caractère probant des actions ?

Pour simplifier la compréhension : pour le gouvernement les associations féministes pour la santé et les droits des femmes, des enfants, des personnes LGBTQIA+ ne sont pas rentables.

Pourquoi évaluer la rentabilité des personnes en souffrance ? Des secrets déposés avec un.e professionnel.e dans un bureau ? Pourquoi évaluer économiquement la volonté des femmes à maitriser leur natalité ?


Et pourtant, sur le terrain, les salarié.es, les bénévoles accompagnent de nombreuses femmes, d’enfants et de minorités de genre qui multiplient les ateliers, les rendez-vous physiques, téléphoniques.  Des chiffres elles en ont, des heures elles en font !

Derrière la logique du chiffre se cache une idéologie misogyne contre les femmes, la volonté de maitriser leurs corps.

L’annonce du ministère de la Santé le 5 février 2026 d’envoyer un courrier à toutes les femmes de 29 ans d’ici l’été pour inciter à la reproduction s’inscrit dans les politiques natalistes datant de plus d’un siècle. Cela participe selon notre président au réarmement démographique, qui nous enferme dans le seul rôle reproductif de la force de travail : accoucher des travailleurs et travailleuses, mais aussi des futurs.es soldat.es.



  • Nous féministes, nous défendons le droit à choisir notre sexualité, notre maternité.
  • Nous féministes, nous luttons contre le patriarcat.
  • Nous féministes, nous luttons contre les violences sexistes et sexuelles.
  • Nous féministes, nous défendons l’égalité entre toutes les femmes et tous les hommes.

La FSU Emploi soutient toutes les associations féministes qui subissent de plein fouet et sans sommation les coupes budgétaires.

Après les grandes manifestations du 4 juillet et  les rassemblements qui ont eu lieu depuis plusieurs semaines dans toute la France pour réclamer  une loi intégrale contre les violences sexuelles :  nous n’arrêterons pas ! Nous ne lâcherons pas !

Nous marcherons partout en France contre les violences sexuelles et pour la Loi Intégrale et des moyens.  Et ce tout le temps qu’il le faudra.

N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devez rester vigilantes votre vie durant.” Simone de Beauvoir

 



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