Un droit encore menacé, y compris en France.
La FSU Emploi apporte sa solidarité à toutes les femmes du monde entier et en particulier celles des pays où est interdit totalement ou partiellement le droit à l’avortement !
Un droit encore menacé, y compris en France.
Sous la pression de l’extrême-droite et des mouvements anti-choix, qui visent à limiter le droit des femmes à disposer de leur corps, le droit à l’avortement recule, y compris dans des contextes où il semblait pourtant garanti. Ainsi selon le Center for Reproductive Rights américain, 41 % des femmes en âge de procréer vivent dans une région du monde où la législation sur l'avortement est restrictive ou inexistante. Ces reculs ne sont pas sans conséquence : l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) rappelle que 6 grossesses non désirées sur 10 se terminent par un avortement, et que près de 45 % d'entre eux restent non sécurisés.
Le Parlement français a adopté en mars 2024, l'inscription de la liberté de recourir à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution française. Pourtant, l’accès effectif à ce droit n’est pas garanti pour toutes. Il est directement menacé par la baisse du nombre de maternités sous l'effet des politiques d'austérité et par la montée de l'extrême-droite, comme à Carpentras où le nouveau maire RN a supprimé la subvention au Planning familial.
La FSU Emploi revendique des mesures concrètes pour rendre effectif le droit à l’avortement et notamment l'accès aux soins pour toutes, sur tous les territoires, avec la réouverture des centres IVG fermés ces dernières années, des maternités et des hôpitaux de proximité et la garantie pour toutes du choix des méthodes pour l’IVG et la contraception et sa gratuité.
Le droit à l’avortement doit être inscrit dans la Charte Européenne des droits fondamentaux afin qu’il soit respecté et garanti partout en Europe, sans distinction ni discrimination.
La FSU Emploi appelle à se mobiliser le 28 septembre 2026 pour exiger le développement de centres de santé, notamment dans les déserts médicaux, et rendre le droit à l’avortement réellement effectif.