Communiqué de presse FSU/CGT/SUD France Travail


Sortie de la NAO ce jour Première annonce contraire aux engagements de la DG  : pas d’accord des ministères de tutelles, rien à négocier, aucune revalorisation de salaires.. La FSU Emploi, la CGT et FO  quittent la séance.

 

 

 

Rassemblement devant la Direction Générale de France Travail  mardi 30 juin à 9h au moment de l’ouverture des négociations salariales (NAO)

 

Les organisations syndicales représentatives sont invitées le mardi 30 juin 2026 matin à la première séance de négociation sur les salaires cette année, séance qui avait été programmé et annulée le 17 avril dernier.

La FSU emploi, Solidaires Sud emploi et la CGT France travail seront présent.es devant la Direction générale ce même jour.

En effet, depuis la mise en œuvre de la loi « dite Plein emploi », les conditions de travail des agent.es se dégradent à très grande vitesse et le sort des usager.es ne s’améliore pas. La Médiation France Travail relève sa complexité, son manque de lisibilité pour les usager.es et liste les ratés.

Ce mois-ci, l’INSEE a annoncé que le taux de chômage est en hausse et représente maintenant 8,1 % de la population active. La barre des 8% est franchie pour la première fois depuis début 2021. Sur l’année, la hausse est de 0,7 %. C’est le 5ème trimestre consécutif d’augmentation.

Par ailleurs, en mars, la Banque de France a indiqué que le nombre de défaillances d’entreprises a augmenté de 5 % sur un an. Il s’agit du 3ème mois de hausse d’affilée.

Le constat est le suivant : cette loi généralise la précarité des privé.es d’emploi.

Qui mieux que Thibault Guilluy pour dire stop, lui qui est tout à la fois ordonnateur du texte en tant que Haut-Commissaire à l’emploi, et responsable de son application, en tant que directeur général de France Travail ?? Faut-il lui rappeler qu’en 2023, il annonçait 2,5 milliards d’euros par an pour la formation des demandeurs d’emploi et des investissements humains et financiers visant à générer un “effet France Travail” attendu en matière de création nette d’emplois ?

Car, dans les agences, cette situation ubuesque affecte de façon profonde les collectifs de travail. Une opposition sourde commence à fracturer les agent.es de l’accompagnement en charge des portefeuilles « intensifs » et ceux en charge des « essentiels » : 800 à 1000 DE, ce n’est plus un portefeuille ! Enfin, la pression du Contrôle de la Recherche d’Emploi devient insupportable pour ceux qui y travaillent, mais aussi dans les agences pour ceux qui accompagnent les DE, en première ligne pour expliquer les sanctions.

En matière salariale, Les attentes des agent.es de notre établissement sont grandes tant l’inflation a creusé le pouvoir de vivre. Les quelques augmentations (plus précisément 3 depuis 2018) de nos rémunérations, alors même qu’il nous est demandé un fort investissement et une adaptation permanente aux multiples projets et expérimentations qui se succèdent depuis la mise en œuvre de la loi dite « Plein emploi » et du Réseau Pour l’Emploi sont très loin du compte.

Les organisations syndicales FSU Emploi, Solidaires Sud emploi et CGT France Travail demandent pour l’ensemble des agent.es de France travail :

  • L’augmentation générale des salaires et des traitements,
  • Des moyens en personnels en CDI, formés pour répondre aux besoins des usagers, l’arrêt du plan dit d’efficience,
  • L’abrogation de la Loi dite « Plein emploi » qui met à mal notre Service Public de l’Emploi et ses usager.es,
  • L’arrêt des sanctions contre les privé.es d’emploi,
  • L’abrogation des dernières contre réformes de l’Assurance Chômage.

Nos organisations syndicales appellent à se rassembler devant la Direction Générale de France Travail (Paris 20e), ce mardi 30 juin MATIN à 9h au moment de l’ouverture des négociations salariales (NAO).



Communiqué de presse intersyndical France Travail FSU Emploi CGT France travail et Solidaires Sud Emploi du 24 juin 2026 (1) Communiqué de presse intersyndical France Travail FSU Emploi CGT France travail et Solidaires Sud Emploi du 24 juin 2026 (1)