Négociations protection sociale à France Travail - Round 2


Le message DG est clair : payer plus pour être moins remboursé !

Après l’entrée en matière mi-figue mi-raisin du 21 septembre, la DG nous a présenté ses premières projections alarmistes pour le futur contrat.

Sans surprise, son seul guide est la rigueur budgétaire et ses corolaires en matière de santé :

  • la BAISSE DES GARANTIES… supportée par les agent·es
  • et la HAUSSE DES COTISATIONS… supportée par les agent·es.

Dans ses propositions figurent :

  • Soit une explosion des cotisations : +41% en 6 ans avec +16% à l’ouverture du nouveau contrat puis +5% de la 3ème à la 6ème année du contrat; associé à une modification envisagée de la part employeur (actuellement à 75%) tendant vers 70% ou 65%, les cotisations pourraient bondir de 80% pour un·e agent·e payé·e 30.000 € bruts annuels.
  • soit une explosion à peine moindre des cotisations (+32% en six ans) associée à une réelle régression des garanties (jusqu’à -40%) sur les prestations les plus onéreuses et les moins remboursées par la Sécurité Sociale mais qui sont les plus utilisées par le personnel à savoir le dentaire, l’optique ; sont aussi visés les frais d’hospitalisation (chambres particulières (-40%), prime naissance (supprimée) et cures thermales (prise en charge supprimée).
  • Un abandon, pour de nombreuses garanties, de la basse de remboursement calculé sur un pourcentage du PMSS (Plafond Mensuel de la Sécurité Sociale), qui a l’avantage de suivre à peu près l’inflation, abandon fait au « profit » exclusif de l’employeur d’un remboursement forfaitaire qui est alors gelé sur toute la période du contrat ; par exemple, dans le contrat actuel, le forfait optique « équipement adulte complexe » de 600€ aurait évolué à 700 € aujourd’hui s’il était resté exprimé en pourcentage du PMSS !

Si ces propositions étaient mises en œuvre, ce serait la garantie pour les agent·es les plus en difficulté de sacrifices sur d’autres postes du budget familial (alimentation, loisirs…) voire d’un renoncement à des soins pourtant essentiels au maintien en bonne santé.

D’ores et déjà, la DG impose une augmentation de 2% des cotisations pour la dernière année du contrat actuel.

 


Pour la FSU Emploi

Cette position dogmatique de la DG constitue une triple peine pour le personnel : alors que les salaires et traitements décrochent depuis de trop nombreuses années puisqu’il n’y a pas d’augmentation générale, la DG accentue la baisse du pouvoir de vivre en reportant le coût de la santé sur les seuls agent-es.

Par ailleurs, alors que les équipements d’optique sont souvent dus à une utilisation accrue des écrans informatiques que nos métiers imposent, la DG se défausse de ses responsabilités sur l’aggravation des troubles de la vue.

La santé du personnel de France Travail n’est pas négociable et à ce titre, il est inacceptable que notre employeur entame ces négociations uniquement sous le prisme budgétaire. La clé d’entrée doit être les besoins réels de garanties des personnels.

La FSU Emploi a revendiqué

Un accord pour tous les personnels, publics et privés, la solidarité, des prestations basées sur un pourcentage du PMSS plutôt qu’un forfait en euros, la subrogation générale assurée par la direction quelle que soit la durée des arrêts et une amélioration du panier de soins…


Alors que tous les ans, France Travail économise plusieurs millions d’euros sur son budget de fonctionnement en ne consommant pas toute l’enveloppe allouée, alors que les politiques libérales en cours assèchent les budgets de la Sécurité Sociale ainsi que les rentrées fiscales de l’Etat...​

Ce n’est pas aux agent-es de payer  la facture de la dégradation de leur santé en raison de conditions de travail de plus en plus difficiles.


Parce que la santé est la première des richesses,  la FSU se bat pour un accord de haut niveau.



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