Déclaration au CSEC du 11 mars
Pour la FSU, au terme de l’examen de la feuille de route 2026 et du rapport d’expertise, une question de fond se pose : qu’est-ce que la Direction décide réellement d’en faire ?
En effet, si celui-ci formule autant de préconisations, de garde-fous, de clarifications et de besoins d’objectivation, c’est bien que la feuille de route 2026 n’est pas aujourd’hui suffisamment stabilisée, ni suffisamment sécurisée pour mener notre établissement vers l’avenir. D’abord, ce rapport d’expertise appelle à réintroduire de la hiérarchie, du rythme, des arbitrages et de la communication dans une feuille de route qui apparaît encore trop comme un millefeuille de chantiers, et d’objectifs tous plus prioritaires les uns que les autres.
Il est grand temps de dire au personnel ce qui est différé, reporté, arbitré pour mener à bien nos missions.
Ensuite, le rapport demande de démontrer les effets réels de l’efficience. Sans en contester le principe, il précise qu’on ne peut pas continuer à raisonner uniquement en gains théoriques. Il faut prouver le temps réellement restitué aux agents, sa réaffectation concrète, et ses effets sur la charge de travail, les conditions de travail comme sur la qualité du service rendu aux usagers.
Le rapport montre également que la transformation ne peut pas être pilotée uniquement par les volumes, les outils et les déploiements. Il faut aussi la piloter par l’humain. Cela suppose un véritable suivi social, une meilleure prise en compte des conditions de travail, une sécurisation beaucoup plus forte de l’encadrement de proximité, et un accompagnement structuré de la transformation des métiers annoncée.
C’est bien cela qui guide le vote de la FSU et qui confirme notre position, cela prouve que France Travail passe d’un mode d’accompagnement individuel à une logique industrielle avec la mise en place de tous les outils (notamment l’intelligence artificielle) qui vont avec.
Pour la FSU emploi, ces alertes notamment sur les risques pour les conditions de Travail du réseau et des fonctions support obligent la Direction Générale à revoir sa copie en renforçant les moyens, particulièrement en effectif.


